L'Histoire
L'Histoire du Toucan
Nichée au cœur de la place des Quatre Fontaines historique de Narbonne, Le Toucan n'est pas seulement un bar – c'est un morceau vivant de l'âme de la ville, avec des racines remontant à plus d'un siècle. Considéré comme l'un des établissements les plus anciens de son genre à Narbonne, cet endroit a été témoin de révolutions, de changements culturels et a même brillé à l'écran, tout en servant de pilier pour les rassemblements communautaires.
Saviez-vous que le nom de la place, "Quatre Fontaines", provient d'une unique fontaine élégante dotée de quatre becs, chacun canalisant l'eau en hommage à l'héritage romain antique de la région ? C'est un détail insolite qui éveille la curiosité – pourquoi quatre alors qu'il n'y a qu'une seule structure ? La réponse réside dans sa conception, rappelant les époques où de telles fontaines symbolisaient l'abondance et la vitalité au centre de la ville.
Source des archives : Archives départementales de l'Aude
Mais les vrais déclencheurs de conversations se cachent dans son passé riche en histoires. En 1907, lors de la dramatique Révolte des Vignerons du Languedoc – un soulèvement massif contre les taxes injustes sur le vin – ce bar même (alors un café) est devenu le théâtre d'une tragédie. Les soldats occupant Narbonne ont ouvert le feu sur l'établissement, faisant les premières victimes de la révolte et gravant le site dans l'histoire française comme un symbole de résilience et de protestation régionale.

"Mes petites amoureuses" (1974) - Jean Eustache

Héritage cinématographique au cœur de Narbonne
Avancez jusqu'au monde du cinéma, et le prédécesseur du Toucan, la Brasserie des Quatre Fontaines, ha discrètement volé la vedette dans des films français notables. Le plus célèbre est le joyau coming-of-age de Jean Eustache en 1974, Mes petites amoureuses, où un jeune adolescent navigue les transitions maladroites de la vie dans les rues de Narbonne. Le bar sert de toile de fond à l'authenticité quotidienne, capturant l'essence de la vie provinciale du milieu du XXe siècle. Eustache est revenu à Narbonne pour son court-métrage de 1966, Le Père Noël a les yeux bleus, qui immortalise la culture des jeunes locaux et les soirées bingo dans des cafés similaires, suggérant le rôle du bar dans la représentation de l'esprit brut et non filtré de la ville.
À travers tout cela, Le Toucan est resté un centre vital pour la communauté – accueillant tout, des débats animés aux réflexions tranquilles, incarnant le mélange d'histoire et d'hospitalité de Narbonne. Sous la direction de Duncan Boyer, il évolue tout en honorant son héritage, invitant locaux et visiteurs à siroter des histoires aussi riches que les boissons.
Le saviez-vous ?
Le Toucan (anciennement Brasserie des Quatre Fontaines) a figuré en bonne place dans le chef-d'œuvre de Jean Eustache, affirmant son rôle d'icône intemporelle de la vie provinciale narbonnaise.